vendredi 13 juin 2008

Une mére est comme une fleur
Elle nous aportent joie et boheur
Avec une infinie douceur
Elles nous ofrent leur coeur



sharanke

mercredi 30 janvier 2008

Cellulogrammes…

Essai de journal de bord.

Quand mes collègues du collège et du lycée m’ont parlé de ce projet, je n’imaginais pas les satisfactions que celui-ci m’apporterait.

Je commençais moi aussi à croire que le métier d’enseignant devenait un métier de technicien : évaluation, remédiation, individualisation, organisation…la notion de projet à laquelle j’avais crue pendant 20 ans prenait des couleurs sépia. Pourtant, je savais qu’ « apprendre, c’est mettre du désir dans un objet de savoir » (Freud).
En fait, je n’attendais que de rencontrer des humains comme ceux qui portent ce projet pour oser me lancer de nouveau.

Première visite de Philippe et une découverte : « la Flache ». Les élèves sont immédiatement séduits par cet homme qui a pu réaliser un film pareil, ils n’ont pas tous la même compréhension de l’histoire et de sa signification. Des premières discussions naît une idée fondamentale : chacun perçoit l’image en fonction de ce qu’il est et de ce qu’il vit.
En classe, nous collectionnons des portraits et essayons de dégager les sentiments des personnes photographiées.
Ariane vient nous voir une première fois et les élèves découvrent les mots et les images poétiques. Ils s’empressent ensuite d’aller chercher des livres de poésie à la bibliothèque car Ariane leur a ouvert l’appétit….

Deuxième visite de Philippe : 4 images qui donnent à imaginer. Les élèves perçoivent que depuis la nuit des temps l’Homme a souhaité laisser des images de se qu’il ressentait : dessin, peinture, photographie, cinéma sont les outils de ce besoin fondamental.
Ariane revient avec de nombreuses pistes d’écriture poétique que les élèves empruntent avec délectation. Les textes qui en naissent sont magnifiques, j’ai du mal à croire que tant de choses à exprimer aient pu sortir de ces enfants… Je ne suis pas au bout de mes surprises. Ariane est une magicienne, merci.


Troisième venue de Philippe : les élèves décomptent les jours qui nous séparent de ce moment. Ils sont heureux de la présence d’Antoine Vaton, témoin discret de leurs émois. Ce jour là en particulier, ils participent beaucoup et sont enthousiastes.
Comme la dernière fois, 4 images qui questionnent et à propos desquelles chacun y va de son fantasme : on ne sait plus où est la photo, le film…Cette femme sur un quai de métro est elle peinte ? Non, elle est photographiée dans une mise en scène toute particulière. Voilà donc la différence entre un passager filmé par une caméra de surveillance et une œuvre artistique ?

Le problème est posé : mettre en scène, oui, mais pourquoi et comment ? Philippe lâche les grands mots : « Pour filmer, il faut :
- penser à ce qu’on veut dire
- écrire un scénario en expliquant quels sentiments doivent transparaître.
- Faire un story board qui définit les images et le cadre.

De nombreux extraits nous prouvent qu’on peut « dire des choses » sans passer obligatoirement par le langage parlé. Nous voyons de la musique mise en images directement sur la pellicule, le clip d’Alain Chamfort qui dit beaucoup dans une mise en scène minimale, un clip de Michel Gondry qui écrit un message en piochant des lettres dans la rue.
Mais ce qui touche particulièrement plusieurs élèves est un extrait de Stanley Kubrick dans lequel les sentiments des deux acteurs montent au rythme de la musique et s’expriment par le regard. « L’homme et la femme se parlaient avec les yeux. Ils avaient un coup de foudre l’un pour l’autre » nous explique Wendry.
« On voyait qu’ils avaient un sentiment l’un pour l’autre qu’ils ne pouvaient pas se dire. » ajoute un autre élève.
On se quitte avec de nouveaux devoirs : essayer de faire des films dans lesquels apparaissent des lettres. Les élèves entendent qu’il faut aussi de la musique et parler avec les yeux ou des signes.

Cette séance est venue faire le point à un moment où la parole nous submergeait ; Les élèves avaient tourné des films un peu trop bavards pour exprimer leurs sentiments envers quelqu’un.


Quatrième séance encore très attendue : 4 images dont un tableau de Pierre Bonnard, bien sûr, l’expression de l’imaginaire des élèves sur ces images et les explications de Philippe.
On travaille à travers les extraits sur les différents plans et ce qu’ils permettent d’exprimer. On voit aussi avec un pocket film qu’en 1 minute il est possible de faire passer deux sentiments différents : l’amour et la peur.
Grâce à un extrait de Scorcese on rappelle ce qu’est un plan séquence et qu’à l’intérieur de celui-ci on peut avancer, reculer, effectuer un panoramique, une plongée ou une contre plongée.
Le nouveau travail confié aux élèves est de travailler sur les plans différents, sans oublier tout ce qu’ils ont appris déjà et en s’appuyant sur les synopsis qu’ils ont écrits et commencé à réaliser.

Les projets affluent, les élèves apprennent, s’investissent et ne comptent ni leur temps ni leurs efforts….

lundi 28 janvier 2008

avec des feuiles

On a fait une tentative avec la classe : contre jour, bruits...C'est beaucoup plus difficile que prévu!